Pêche sur l’île de ré, saison par saison.

Conseils et pratique

A l’image de L’océan, ce vaste milieu soumis à d’extrêmes conditions météorologiques, la chaîne alimentaire est influencée par les variations de températures. Les poissons, animaux à sang froid pour la majorité, n’échappent pas à la règle. Les proies migrent, se reproduisent, les prédateurs suivent et en font de même. Mais alors, quelle période pour quelle technique ? Voici un résumé de ma vision de la pêche sur l’Île de Ré, saison par saison.

Tableau pêche à l’Île de Ré, saison par saison.
Tableau pêche à l’Île de Ré, saison par saison.

Le printemps

Un bar pris au printemps sur l'île de ré

Comme pour la nature « terrestre », le printemps sur nos côtes représente le bourgeonnement de vie, le renouveau. La lumière augmente, les températures sont plus clémentes et les bordures se rechauffent. Les herbiers peu profonds se forment la vie y foisonnera aussitôt, créant garde manger et abris pour de nombreuses espèces.

Et donc, la pêche ?

Le printemps est aussi synonyme de retour pour certaines espèces, de regain d’activité pour d’autres. Le bar, certainement l’un des plus recherchés par les pêcheurs passionnés, termine sa période de reproduction entre mars et avril, puis, suivant ses proies, se rapproche des côtes au fur et à mesure que la température augmente. Les techniques de pêche que j’utilise le plus sont le jig et le leurre souple, le leurre de surface marche, mais certains jours, jusqu’à mi/fin avril, ils ont encore du mal a percer la surface.

L’été

Pêche de bonites, autour de la Flotte en ré, sur l'île de ré.
La bonite à dos rayé, une petite torpille d’été

L’été est une saison paradoxale. L’eau est chaude et l’activité est à son comble. La liste d’espèces présentes est longue, entre les bars, bonites, maigres, maquereaux et autres, juillet/août sont pourtant pour moi deux des plus difficiles à appréhender. La saison estivale marque aussi la saison où le monde nautique se réveil.

  • Les oiseaux chassent et sont de superbes repères pour trouver les zones de frénésie alimentaire, les fameuses « chasses ».
  • La connaissance des lieux et de la bathymetrie est un grand plus, les bars étants par exemple plus exposés à chasser dans 1m50 d’eau que des maquereaux.

🎣 Conseil du guide🎣

En été, l’activité de surface est très forte. Les oiseaux peuvent te montrer où se trouvent les bancs de poissons : suis leur piste !

Le maigre, lui, se trouve près des épaves où autres tombants rocheux. Un leurre souple de bonne taille est souvent utile, bien que toutes sortes de leurres puisse également fonctionner.

Il y a aussi les jours sans … pas d’activité, pas de chasses, les poissons semblent avoir disparus. Parfois, la présence de grands prédateurs comme les dauphins en sont une raison, d’autres fois, je n’ai finalement aucune explication rationnelle.

Techniques estivales

Sélection de leurres pour pêcher autour de l'île de ré

L’été, toutes les techniques peuvent apportées un plus, mais c’est aléatoire. Ma préférée reste le leurre de surface, mais lorsqu’il le faut, je n’hésite pas à descendre dans la couche d’eau avec un leurre souple où un jig metal.

L’automne

Le vent, souvent très présent l’automne sur nos côtes…

L’automne est certainement la saison la plus attendue par les pêcheurs de bars.

  • les eaux encore chaudes abondent de nourriture.
  • Les journées sont plus courtes et les premiers signaux de baisse des températures arrivent.

C’est un moment important pour nos amis les poissons. Ils sentent que l’hiver arrive à grand pas et ont besoin de prendre des forces avant d’entamer une migration sur leurs zones de reproduction. À cette période, les poissons sont souvent plus gras, plus agressifs et les pics d’activités plus nombreux.

De septembre à fin novembre

Les bars continuent de chasser en surface, souvent au moins jusqu’à mi-décembre. En revanche, il suffit d’un coup de vent froid, d’une baisse brutale de la température de l’eau et même début novembre, ils peuvent ne plus monter en surface pendant plusieurs jours, voir semaines.

Décembre

Puis lorsque l’eau descend sous les 12/13 degrés, cela devient plus difficile. En général, plus l’hiver se rapproche, plus les leurres que j’utilise descendent dans la couche d’eau. En fin de saison, par exemple, j’aime beaucoup le jig metal en verticale où le leurre souple.

L’automne est aussi une période propice à la pêche sur les épaves du large. Moins de bruit que l’été, moins de pêcheurs tout simplement. C’est l’occasion de taquiner notre ami le lieu jaune. Poisson puissant et majestueux, la technique dites « de l’ascenseur » est un incontournable, qu’elle soit effectuée avec un jig où un leurre souple.

L’hiver

L’hiver, c’est une autre saison, qui pour plusieurs raisons, vaut le détour. Bien que le froid puisse nous démotiver, ce n’est pas pour autant que les poissons désertent nos côtes. Quelques bars sont encore présents, mais l’éthique veut qu’on leur laisse une période de repos, de tranquillité, le temps qu’ils se reproduisent soit environ de janvier à mars.

En revanche, un poisson que j’apprécie particulièrement et qui est souvent un grand oublié de la pêche aux leurres, lui est bien présent et mordeur. Il s’agit de la vieille. Sur des fonds rocheux, à gratter avec un leurre souple de 4 à 5 pouces, les touches sont parfois déconcertantes. Un poisson de 3kg qui vous secoue le poignet, qui plus est avec des couleurs magnifiques, ce n’est jamais déplaisant, même si ce n’est pas le préféré dans vos assiettes.

La vieille, un poisson multicolore

Pour finir

Vous l’avez compris, je suis un amoureux de la pêche au leurre, particulièrement autour de la belle Île de Ré. Que ce soit sur les plateaux rocheux des baleines, sur le banc de sable bien connu à l’entrée du Fiers D’Ars où encore autour des parcs ostreicoles nombreux autour de l’île, il y a « presque » toujours quelque-chose à faire.

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